La prochaine evolution industrielle

jeudi 19 avril 2012

Petits espaces et design intelligent

Par les temps qui courent, je suis fasciné par les petits espaces. Comment optimiser l'espace de vie quand on a seulement 500 pi2 pour un couple? Cette vidéo montre un éventail de solutions d'un fabricant italien de meubles... inspirant!



MÀJ: IKEA a voulu montré comment elle s'implique dans les solutions pour petits espaces en créant le plus petit IKEA au monde (il fait 10,5cm sur 8,8cm et contient 2800 produits!)

lundi 16 avril 2012

Développez vos habiletés et votre créativité

La connaissance, les compétences et les habiletés sont des choses apprises, de manière formelle ou informelle. Quand il est question de développement durable, les gens acquièrent ces habiletés en retournant sur les banc d'école, en embauchant des consultants, en lisant des livres/blogues/sites Web ou encore, en suivant des stages.

Mais, s'ils se limitent à cela, ils manquent quelque chose: la créativité.

Parce que le développement durable est complexe, évolutif et encore embryonnaire, c'est en faisant preuve de créativité que l'on peut arriver à réinventer nos modèles d'affaires et à imaginer des solutions réellement innovantes.

Ce n'est qu'en combinant habiletés et créativité que l'on peut espérer progresser vers un développement durable.

mercredi 14 mars 2012

Les secrets du succès de KONY 2012



La vidéo la plus virale de l'histoire du Web, qui a fait l'objet de mon dernier billet, est l'histoire de KONY 2012.

Ce n'est pas rien.

J'ai cherché à comprendre pourquoi cette vidéo est si efficace. Il se trouve qu'elle reprend la presque totalité des critères de changement présentés dans le livre SWITCH dont je vous parlais récemment dans le billet intitulé Les cinq livres qui m'ont le plus inspirés. (Attention à ne pas faire comme une de mes amies qui a confondu le titre; elle s'est procurée le livre SHIFT... erreur!)

Les secrets d'un changement réussi

Selon les auteurs, la résistence au changement relève davantage de l'incompétence que de la nature humaine. Pour réussir, il faut rencontrer un certains nombres de critères. En les connaissant, on comprend vite pourquoi KONY 2012 a tant de succès.

1) Motiver :

  • Utilisez les émotions: approche d'un problème large et complexe par un individu touché et la perte de son frère (identification, appropriation).
  • Utilisez les émotions: Lien avec le fils de l'auteur (émotion, connection)
  • Élargissez votre réseau: un visuel clair, des macarons, des t-shirts et un bracelet pour identifier les agents de changement.
  • Élargissez votre réseau: collecte des adresses courriels pour diffuser des messages dans le futur. Invitation ciblées de personnalités des milieux financiers, artistiques et gouvernementaux.

2) Diriger:
  • Identification d'une vision clair: arrêter Kony avant le 31 décembre 2012 (comme Kennedy et mettre un homme sur la Lune avant la fin de la décennie).
  • Décrire les étapes critiques (faible implication): Retweeter, Like sur Facebook ou blogger.
  • Décrire les étapes critiques (implication modérée): Invisible Children propose 3 étapes simples:
  1. Se procurer le kit KONY 2012 et agir à une date précise.
  2. Écrire à son élu.
  3. S'engager à faire un don.

3) Définir le chemin
  • Réduire l'ampleur de la tâche: Le film montre qu'on ne part pas de zéro: il y a déjà des centaines de milliers de gens mobilisés, des élus de rencontrés et une lettre du président Obama confirmant l'implication d'une équipe de militaires sur le terrain.
  • Unifier son réseau: Offrir la possibilité de contribuer facilement: diffusez le message gratuitement.
  • Unifier son réseau:Agir de manière concertée à des dates ciblées.
  • Unifier son réseau: Porter un bracelet que vous identifie dans la «tribu».
  • Bâtir une habitude: Il est possible de s'engager à faire un don mensuel.NB
Les deux seuls règles du changements présentées dans SWITCH que je ne vois pas dans cette campagne (mais vos lanternes pourraient m'éclairer) sont:
  • Modifiez l'environnement
  • Inspirez-vous des succès passés.
Une démarche de développement durable, nous l'avons déjà dit souvent ici, est aussi une démarche de changement. Est-ce que votre plan d'action en développement durable répond aux critères ci-dessus? Si non, pouvez-vous vous inspirer de l'approche de la campagne de KONY?

NB: Le but de ce billet n'est pas de faire le procès de la campagne, ni de Invisible Children. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter cette section dédiée à KONY 2012 dans The Guardian.

MÀJ: Le Globe and Mail a aussi analysé cinq raisons qui expliquent pourquoi KONY 2012 est viral.

mercredi 7 mars 2012

Arrêtons Kony

KONY 2012 from INVISIBLE CHILDREN on Vimeo.

mardi 28 février 2012

Le gouvernement du Québec se lance dans les étiquettes carbones


Bonne nouvelle. Hier, le MDEIE a annoncé le lancement d'un programme de subvention de 24M$ sur trois ans pour aider les entreprises à quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et obtenir une certification d'empreinte carbone.

Au cours des prochains mois, 10 entreprises participeront à une phase pilote pour évaluer différentes méthodes de certification. Le ministère a mis en ligne le site Empreinte carbone Québec pour présenter le programme et informer le public de l'avancement des projets.

Le programme sera ensuite officiellement accessibles aux entreprises qui désirent y participer à partir de la fin de l'année 2012, voire au début 2013. Au total, une entreprise aura droit à une subvention pouvant atteindre 40 % de ses dépenses jusqu'à concurrence de 150 000 $.

Vous pouvez écouter un reportage sur le sujet à l'émission Classe économique à Radio-Canada diffusée lundi le 27 février 2012.

Pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus, je vous invite à me contacter directement.

Une bonne nouvelle?
Jusqu'à présent, je sens énormément de scepticisme sur ce type d'initiative, tant dans la communauté d'affaires que chez les consommateurs. Pourtant, à mon avis, il s'agit d'un programme qui un potentiel très intéressant pour réduire les émissions de GES.

Pourquoi?

Parce que contrairement à une taxe ou à un marché de carbone, où il est question de mettre un prix sur les GES, une étiquette carbone consiste à rien d'autre que la transparence totale. Dans l'exemple ci-dessous, on constate qu'un jus d'orange a une empreinte carbone de 260g de CO2 équivalent comparativement à 360 g pour l'autre marque.


Pour le consommateur:
il peut faire le choix en toute connaissance de cause.

Pour les fabricants:
pour la première fois de leur histoire, ils sont évalués sur autre chose que le prix, la qualité ou le service à la clientèle. Il y a donc un incitatif de différentiation qui stimulent la course aux réductions de GES.

Pour le Québec:
C'est un moyen extraordinaire pour mettre en valeur notre grille énergétique composée à plus de 90 % d'énergies renouvelables, particulièrement sur les marchés d'exportation. À moyen terme, cela pourra contribuer à attirer des entreprises ici parce qu'elles veulent profiter d'une énergie plus propre.

Aussi faut-il souligner que les organisations qui sont réellement performantes peuvent enfin, et de manière crédible, se démarquer de tous les messages à saveur de greenwashing qui existent.

Suis-je le seul à trouver qu'il y a plus d'avantages que d'inconvénients avec cette initiative? Qu'en pensez-vous?

vendredi 17 février 2012

Les 5 livres qui m'ont le plus inspirés

Ma résolution du nouvel an a été de faire la liste des cinq livres qui m'ont le plus inspirés dans ma carrière et de les relire. Je me suis dit que ça pourrait peut être vous intéresser aussi, alors voici ma liste:

  • Natural Capitalism : Creating the next industrial revolution
    Ce livre présente comment les entreprises doivent prendre en compte l'environnement pour innover et réduire le gaspillage. On dit souvent qu'il est la bible du développement durable. Public cible: dirigeants, gestionnaires, designers, ingénieurs.

  • Biomimicry : Innovation inspired by Nature
    Pour moi, ce livre a été la pièce manquante pour imaginer une société durable. L'angle est plus scientifique, mais les exemples sont extrêmement inspirants. Public cible: biologistes, chimistes, scientifiques, designers.

  • Switch: How to change things when change is hard
    La mise en oeuvre du développement durable requière une bonne dose de gestion du changement. Au bureau, nous utilisons couramment les principes tirés de ce livre... et ça marche! Public cible: dirigeants et gestionnaires.

  • The Tipping Point: How little things can make a big difference
    J'ai dû relire ce livre une bonne dizaine de fois. Il présente le mécanisme de propagation des idées. Public cible: agents de changement, communicateurs et marketeurs.

  • The Monk Who Sold His Ferrari: A Remarkable Story About Living Your Dreams
    Ghandi a dit: «Devenez le changement que vous souhaitez voir dans le monde». Je relis ce livre une fois par année. Grâce à lui, je ne suis plus dépendant du café, je suis plus actif et j'ai appris comment changer durablement de vieilles habitudes. Public cible: tout le monde.
Je vous invite à ajouter votre liste dans les commentaires. La difficulté n'est pas de proposer des bons livres, mais de vous limiter aux cinq meilleurs, à ceux qui vous ont le plus marqués et inspirés!

Un merci particulier à Jean-Philippe grâce à qui je suis en train de lire Mindset. Il n'est pas dans ma liste de cinq parce que je ne l'ai pas encore terminé.... mais disons qu'il a de bonnes chances de s'y retrouver. Mon grand dilemme sera de déterminer à la place de quel autre livre?

lundi 19 décembre 2011

La carte de Noël la plus remarquable que j'ai reçue...

... m'a été envoyée par Desjardins il y a de cela quelques années déjà. Elle m'a tellement marqué que je l'ai même conservée (et, je l'avoue, reprise l'année suivante pour faire bonne impression.. sans jeux de mots!)

Évidemment, il faut se remettre dans le contexte de 2006, où les «cybercartes» n'étaient pas très populaires.

Encore aujourd'hui, je la trouve tout simplement génial!

mardi 13 décembre 2011

Les limites du transport en commun



Je dois me rendre ce matin à Laval. De chez moi, il faut compter un peu moins de 15 minutes pour faire le trajet en auto. Mais je n'ai plus d'auto.

En transport en commun, je dois compter deux bonnes heures (!) en plus de marcher près de 1,5 km. Je vais le faire car je suis motivé... Mais, sérieusement, on voit là les limites du transport en commun.

Et ce n'est pas comme si j'allais au milieu d'un rang en pleine campagne. Je me rends dans une destination touristique de la ville (je vous entends rire. Oui, oui, il y a des attraits touristiques à Laval). Pire, le nouveau métro Montmorency y est à 8 km seulememt.

En fait, on voit combien l'autobus, le métro et autres tramway sont des solutions limitées. Pour que cela vaille la peine, le trajet doit desservir des zones densément peuplées. Le problème, c'est qu'à part quelques trajets déjà bien desservies, la plupart des destinations ne sont pas très «denses» à Montréal, encore moins dans le reste du Québec.

Augmenter la fréquence voire ajouter des autobus qui roulent vides la plupart du temps ne sont pas des solutions durables pour ces trajets moins achalandés.

Ce qui me désole, c'est que les solutions avancées sur la place publique tournent uniquement autour du transport en commun. Il faudra faire plus de place aux solutions qui incluent la voiture, comme:
  • Le covoiturage
  • La taxi-bus
  • L'auto-partage
Quand on dit qu'il faut repenser notre relation à la voiture, cela ne signifie pas l'éliminer complètement. Au contraire, la voiture est un mini autobus qui peut transporter au moins cinq passagers, parfois davantage. Elle offre beaucoup de flexibilité dans ses déplacements. Chaque ménage en a une ou deux. Et les économies possibles sont considérables (une voiture coûte autour de 8 000 $ par année en moyenne selon le CAA-Québec).

Le financement public englouti dans le transport en commun est démesuré par rapport aux investissements dans les solutions de covoiturage. Les nouvelles technologies (GPS, téléphones intelligents, paiement en ligne, etc.) permettent d'inventer un système de transport complémentaire aux autobus qui sera flexible, très économique, fonctionnel.

Il est temps de les inclure dans le débat public.