La prochaine evolution industrielle

mardi 15 avril 2014

Le développement durable est-il vraiment rentable? En voici la preuve!

5 études qui présentent la rentabilité de la Responsabilité sociétale des organisations

Au début de ma carrière de consultant, je me suis retrouvé dans une situation humiliante.

J’avais été embauché pour présenter le «business case» du développement durable à un comité de direction d’une grande multinationale.

Alors que je présentais un graphique montrant comment les entreprises inscrites dans le Dow Jones Sustainability Index avaient de meilleurs résultats que les entreprises traditionnelles, un VP sceptique m’interrompt.
«Attend un peu! Qu’est-ce qui nous dit que c’est parce qu’elles ont mis en place des pratiques d’affaires plus durables qu’elles sont MEILLEURES?

«Peut-être que c’est parce qu’elles sont mieux gérées qu’elles ont mis en place des mesures de développement durable, poursuit-il. En fait, ces mesures n’ont peut-être aucun impact réel sur la performance.

«Pire, peut-être que les entreprises auraient un rendement encore meilleur sans elles!»
Le ton était donné. Mais il avait raison. Ce n’est pas parce qu’il y a une corrélation qu’il y a nécessairement une relation de cause à effet.

Alors, est-ce que, OUI ou NON, le développement durable est rentable?

C’est certainement une des questions que j’entends le plus souvent.

Depuis cet épisode avec le comité de direction, j’ai lu un nombre incalculable d’articles, de cas d’études et d’analyses sur le sujet. Aujourd’hui, la preuve n’est plus à faire...

La réponse est OUI, le développement durable est rentable.

...Et pourtant! La question est encore posée par de nombreux dirigeants.

Avant de vous présenter des PREUVES concrètes que vous pourrez utiliser dans votre réflexion ou pour convaincre un patron, un collègue ou un client, j’aimerais vous poser une question.

POURQUOI Y A-T-IL DES DOUTES?

Plusieurs sentiments peuvent être à l’origine de ces doutes, et je pense qu’il est important de les nommer. S’il s’agit de votre patron ou d’un client, comment croyez-vous qu’il se sent par rapport au développement durable?

•    Méfiant?
•    Sceptique?
•    Incrédule?

Peut être un peu de tout ça…

Mais encore, pourquoi se sent-il méfiant, sceptique ou incrédule? A-t-il vécu une situation où il a dilapidé l’argent de son employeur ou de ses actionnaires sur des mesures sociales ou environnementales?

Probablement pas.
La vérité, c’est qu’il est habitué de prendre des décisions basées sur des critères quantifiables, particulièrement lorsqu’il s’agit d’aller dans une nouvelle direction (un nouveau produit, une nouvelle machine, etc.).

Tant et aussi longtemps qu’il ne comprendra pas clairement comment cela profitera à son entreprise, à ses employés, à ses actionnaires, il ne peut tout simplement pas accepter de s’investir.

C’est pour ça qu’il est payé. C’est en agissant ainsi qu’il s’est rendu là où il est.

Laissez-moi répéter ceci – parce que c’est vraiment important – tant qu’il ne comprendra pas CLAIREMENT comment cela profitera à son entreprise, oubliez ça!
Les études que je m’apprête à partager avec vous sont donc essentielles pour aider un tel dirigeant à cheminer… Mais elles ne sont pas SUFFISANTES!

Pour comprendre clairement, il faut aussi pouvoir comprendre:
  • Comment mettre le DD en place, par quels moyens, avec qui et en combien de temps?
  • Qu’est-ce que ça va changer au quotidien? 
  • Quels seront les impacts pour vos clients? 
  • Quels seront les résultats au bout de 6 mois, de 12 mois, de 24 mois?
Toutes les études du monde ne pourront répondre à ces questions. Pour désamorcer les objections d’un patron, d’un client ou d’un collègue sur la rentabilité du développement durable, vous devrez donc être en mesure de faire deux choses :
  1. Maitriser sur le bout de vos doigts ce que nous dit la science.
  2. Comprendre d’où vient l’objection, sa raison première, puis apprendre comment répondre adéquatement.
Dans ce texte, nous allons donc voir précisément et objectivement ce que nous dit la science. Vous allez voir, c’est extrêmement intéressant.

Par contre, nous n’aurons pas l’espace suffisant pour voir en détail comment comprendre et identifier la raison fondamentale d’une objection. Ni la technique que j’utilise pour y répondre avec succès (La bonne nouvelle, c’est que ça s’apprend. Pour ceux que ça intéressent, j’y consacre un chapitre complet dans mon dernier livre : Au secours! La planète se meurt et mon boss s’en fout).

J’ai choisi de vous présenter les cinq études auxquelles je me réfère le plus. Elles sont sérieuses, rigoureuses et reconnues. Si vous ou votre patron avez encore besoin de preuves, en voici.

Mais ATTENTION! Il y a des petits caractères que vous devez lire pour bien saisir tout le sens de ce que nous dit la science à ce sujet.

Oh, et si vous n'avez pas le temps de lire tout ça et que vous voulez aller directement au but, je vous ai préparé un résumé visuel que vous pourrez utiliser. Même le patron le plus occupé aura le temps de lire ce graphique (cliquez dessus pour agrandir l'image).

Graphique: La rentabilité du développement durable


CLIQUEZ ICI POUR TWEETER: [Infographique] Le développement durable est-il rentable?


1. The innovation Bottom Line

Cette étude, réalisée par le MIT Sloan Management Institute en collaboration avec le Boston Consulting Group, est un incontournable. Mise à jour périodiquement (elle en est à sa 4e version), quelque 4 000 dirigeants et gestionnaires de secteurs et d’industries variés ont été interviewés.

En gros, les résultats montrent qu’un certain nombre d’entreprises tirent profits de leurs initiatives de RSE, mais pas toutes. L’étude se penche sur les facteurs clés qui expliquent pourquoi certaines réussissent mieux que d’autres.

Qui sont «les championnes»?

Proportions d'entreprises qui sont considérées comme
des «championnes» du développement durable par industrie.

Vous l’aurez deviné, un du constat est que celles qui se commettent davantage envers de meilleures pratiques de DD voient de meilleurs résultats.

En moyenne, ces «championnes» représentent 23% de l’ensemble des entreprises, toutes industries confondues.

Une culture intégrée VS des actions isolées

Chose particulièrement intéressante: les «championnes» intègrent deux fois plus que les autres le développement durable au coeur de leurs processus de gestion et de leur culture d’entreprise.

 
Le graphique du haut représente la perception du développement durable par la haute direction des entreprises traditionnelles. Comparativement à celle du bas, qui représente la perception de la haute direction des entreprises «durables», on remarque que ces gestionnaires ont davantage tendance à intégrer le DD au coeur de leur priorités.

Quelle est la place du social?

Il faut donc s’attendre à ce que les entreprises qui intègrent le mieux le DD en aient une conception différente. Les chercheurs ont trouvé en effet qu’elles considèrent davantage les enjeux sociaux et économiques comme faisant partie du DD, alors que les entreprises traditionnelles y associent principalement l’enjeu environnemental.

 

Le développement durable est associé à la performance économique de l'organisation par près du trois quart des entreprises «championnes», et tout de même près du tiers des entreprises tradtionnelles.


Comment communiquent-elles?

Finalement, une différence importante entre les deux groupes se situe au niveau des communications. Les «championnes» communiquent en effet près de deux fois plus leurs efforts en matières de RSE et elles vont souvent le faire de manière plus intégrée.

Autrement dit, elles vont en parler à chaque occasion, par l’entremise de leur manuel d’employé, dans leur mission, à l’occasion de rencontres avec les RH, et ainsi de suite.

La manière de communiquer le développement durable des entreprises les plus avancées...

Et la rentabilité dans tout ça?

Cela dit, ce que nous voulons savoir est: est-ce que les «championnes» tirent davantage de profits de leurs efforts? À l’exception de deux secteurs (médias et services industriels), tous les répondants affirment qu’elles sont plus profitables.

Les données montrent même que les entreprises qui n’intègrent pas le DD, mais adoptent seulement des actions isolées, risquent davantage de voir une baisse de leurs profits!

Les chercheurs ont également tenté de mettre un chiffre sur la hausse des profits réalisée. Un exercice hasardeux, concluent-t-ils. Pour cause, ils constatent que les gains intangibles (image, capacité d’innovation et avantage concurrentiel) sont largement supérieurs aux gains quantifiables (comme la réduction des coûts).

2. La profitabilité de l’écoconception

Est-ce qu’une démarche d’écoconception est rentable? C’est la question sur laquelle s’est penché un groupe de chercheurs d’universités canadiennes et européennes pour le compte de l’Institut de développement de produit (IDP).

La deuxième révision de l’étude, publiée en 2014, sonde un nombre d’entreprise plus grand (119 entreprises – dont 44 au Québec) que la première (30 entreprises), mais elle arrive aux mêmes constats: 96% d’entre elles ont observé une profitabilité accrue ou neutre grâce à leur exercice d’écoconception.

Mieux encore, la marge bénéficiaire des produits écoconçus est de 12 % supérieure en moyenne par rapport aux produits conçus de manière traditionnelle.

Les auteurs concluent: «S’il est généralement perçu que la protection de l’environnement se fait au détriment de la rentabilité de l’entreprise, ce n’est pas le cas avec l’écoconception».

Outre la rentabilité, les entreprises ont pu constater d’autres retombées, comme vous pouvez le voir dans ce tableau.




Parmi les autres gains associés à une démarche d’écoconception, il semble que l’amélioration de l’image et la fierté des employés soient les plus significatives.

Notons aussi que le tiers des répondants observent également une meilleure relation avec les clients.


3. The Impact of Corporate Sustainability on Organizational Processes and Performance

Réalisée par trois professeurs du Harvard Business School et publiée en 2013, cette étude est particulièrement intéressante parce qu’elle se penche sur les effets du développement durable envers la performance de l’organisation à long terme.

Les chercheurs ont étudié un échantillon de 180 entreprises américaines dont un groupe avait adopté sur une base volontaire des pratiques de développement durable avant 1993. Ils ont comparé avec les entreprises de l’échantillon de référence (qui n’avait pas ou peu de pratiques durables) 17 ans plus tard, en 2009.

Résultat? Ils ont trouvé que les entreprises «durables» étaient plus susceptibles d’avoir une vision à long terme, qu’elles mesuraient davantage et étaient plus transparentes.

Les auteurs arrivent également à prouver que les entreprises plus durables dépassent significativement la performance des entreprises du groupe témoin, «tant en terme de valeur sur les marchés qu’en terme de performance comptable», écrivent-ils.

Encore une fois, les auteurs ont pu constaté que les entreprises qui ne n’ingèrent pas la responsabilité sociale et l’environnement dans leur modèle d’affaires génèrent significativement moins de valeurs pour leurs actionnaires que celles qui le font!

Dans ce graphique, on voit la valeur d’un dollar investi dans une entreprise plus durable (rouge) par rapport à une entreprise traditionnelle (bleu). Après 17 ans, il y a une différence d’environ un tiers en faveur de l’entreprise avec des pratiques plus durables!

Notez que ce n’est qu’après environ cinq ans que la différence commence réellement à se faire sentir.



L’étude est riche est données chiffrées, pour ceux qui ça intéressent.

4. The UN Global Compact-Accenture CEO Study on Sustainability 2013

Cette étude des Nations unies, réalisée auprès de 1 000 PDG d’entreprises situées dans 103 pays et dans 27 industries, ne cherche pas directement à évaluer la rentabilité du développement durable.

Par contre, elle montre clairement qu’il s’agit d’un enjeu stratégique de premier ordre dans un nombre significatif d’entreprises et 93% des répondants affirment que le DD est garant de leur succès dans l’avenir.

Cette donnée m’interpelle parce qu’il ne s’agit pas ici que de PDG de pays industrialisés. La plupart des répondants ne sont pas membre du G8.

Autre fait intéressant de cette étude, les dirigeants estiment que le business case du DD n’est plus à faire. Pour eux, le vrai défi est dans «l’opérationnalisation pour arrivée à une ère de durabilité».

Ainsi, 81% des PDG affirment qu’ils ont mis en oeuvre (ou qu’ils sont en train de le faire) des actions liées au développement durable, comparativement à seulement 50% dans l’étude de 2007.

Enfin, la presque totalité (96%) des répondants croient que le développement durable doit être INTÉGRÉ dans la stratégie et les opérations de l’entreprise, comparativement à 72% en 2007.






5. Rentabilité du développement durable

Les études présentées jusqu’ici sont crédibles, notamment parce qu’elles reposent sur un échantillon important, ou qu’elles couvrent une longue période de temps.

Maintenant, je vous présente l’étude du Réseau entreprise et développement durable (REDD). Elle brosse un portrait complet de la situation. Les chercheurs ont fouillé la littérature pour voir ce que disent, sur l’ensemble, les études qui visent à évaluer la rentabilité de la responsabilité sociale des entreprises.

La conclusion? «Les études montrent qu’il y a sans l’ombre d’un doute une relation modérément positive entre le développement durable et la performance financière», écrivent les auteurs. 

Sur les 163 études identifiées dans la littérature, 63% concluent que les investissements en développement durable sont rentables, 15% arrivent à la conclusion opposée et le reste (22%) arrive à des résultats mitigés.





Bref, comme je le disais, la preuve de rentabilité n’est plus à faire.

Maintenant, outre la rentabilité du DD, il y a deux points que vous devez retenir de toutes ces études:
  1. Les données montrent que entreprises qui n’intègrent pas le développement durable à leur modèle d’affaires sous-performent. 
  2. Les meilleures communiquent davantage au sujet de leur responsabilité sociale d’entreprise (RSE).
  3. Celles qui se limitent à faire quelques actions ne tirent pas tous les bénéfices d’un développement durable. Pire, elles courent le risque de ne pas avoir de retour sur investissement.
Cette situation est bien représentée par ce graphique qui illustre la relation entre la performance sociale et la performance financière (tirée de l’étude du REDD).




Une entreprise qui ne se préoccupe pas de sa responsabilité sociale verra sa performance financière diminuer au fur et à mesure où elle y consacrera des ressources.

Celles qui ont la pire performance financière sont en fait celles qui se préoccupent moyennement de leur performance sociale!

Heureusement, les entreprises qui se démarquent du lot, qui sortent du «greenwashing» et qui adoptent des pratiques de RSE intégrées voient cette tendance s’inversée. Et celles qui ont la meilleure performance financière de toutes sont celles qui se préoccupent le plus de leur performance sociale.

Cette courbe reflète parfaitement ce que mes collègues et moi observons dans notre quotidien. Malheureusement, trop d’entreprises ont une perspective à court terme et elles ont de la difficulté à passer à travers le «dip», c’est-à-dire le creux de la courbe.

C’est notre travail de les aider à le faire. Dans un prochain billet, je présenterai sur comment faire pour utiliser ces données avec un comité de direction. D’ici là...

...J’ai une question pour vous...


J’aimerais savoir si, dans votre organisation, votre direction doit encore être convaincue de la rentabilité du DD.

Si oui, dites-moi dans la section commentaires ci-dessous comment vous compter utiliser les «preuves» présentées dans ce billet?

Si non, avez-vous réussi à quantifier la rentabilité de votre démarche? Partagez votre expérience... nous avons beaucoup à apprendre de vous.


Mais ce n’est pas tout!


Pour ceux d’entre vous qui veulent avoir une copie de ce billet, j’ai préparé un document PDF que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant sur le lien ci-dessous.

J’ai mis TOUTES les sources des études citées ici, et j’ai ajouté en BONUS une liste de près d’une vingtaine d’études et de références que j’ai compilé au cours de mes années d’enseignement à l’université (et que je tente de garder à jour). SVP me signaler si un lien ne fonctionne plus.

»»» Cliquez ici pour recevoir gratuitement la copie PDF de ce billet ET la liste de références ET les mises à jour sur le développement durable «««

N’oubliez pas de répondre à la question dans la section commentaire.

Et n’hésitez pas d’ajouter d’autres études qui m’ont échappé, je suis sûr que plusieurs lecteurs vont apprécier.

Un gros merci!

--JS


Références:

1- Innovation Bottom Line
http://www.triplepundit.com/2012/05/mit-study-sustainability-profitabilit/
http://sloanreview.mit.edu/reports/sustainability-innovation/
http://sloanreview.mit.edu/2013-sustainability-interactive-tool/


2- Institut de développement de produit
http://www.idp-ipd.com/la-profitabilite-de-l-ecoconception

3- Harvard Business Review
http://www.hbs.edu/faculty/Publication%20Files/12-035_a3c1f5d8-452d-4b48-9a49-812424424cc2.pdf

4- UN Global Compact
http://www.accenture.com/SiteCollectionDocuments/PDF/Accenture-UN-Global-Compact-Acn-CEO-Study-Sustainability-2013.PDF

5- Réseau entreprise et développement durable (REDD)
http://nbs.net/fr/connaissances/analyse-de-rentabilite/rentabilite-du-developpement-durable/introduction-rentabilite-du-developpement-durable/
http://nbs.net/fr/files/2011/08/NBS_Valori_SystRev1.pdf


lundi 7 avril 2014

Pour qui voter?





Je dois l'admettre: je suis un mou.


Alors que les bureaux de scrutin ouvrent un peu partout au Québec, je ne sais toujours pas pour qui voter.

C'est pourquoi j'aimerais avoir votre aide.

Selon vous, pour qui devrais-je voter et pourquoi? 

Cette question est d'autant plus significative que j'habite dans une des trois circonscriptions de Montréal où tout va se jouer au fil d'arrivée (Crémazie).

Pourquoi suis-je indécis?

Dans ma vie, j'ai voté pour à peu près tous les partis: les grands partis comme les partis secondaires en passant par les partis marginaux dont personne n'a entendu parlé.

J'ai suivi cette campagne électorale comme un peu tout le monde, et j'ai consulté les sites de chacun des quatre partis – PQ, PLQ, CAQ et QS.

Si je n'arrive pas à me faire une idée, c'est que chaque parti propose des choses intéressantes.

J'aime les positions environnementales de Québec Solidaire, mais je me reconnais plus dans la plate-forme économique des Libéraux.

Outre la Charte, que je n'endosse pas, le Parti Québécois propose de bons programmes sociaux, sauf je me reconnais davantage dans la position identitaire des Caquistes.

De plus, je dois dire que la hausse de la dette m'inquiète beaucoup, et seule la CAQ propose de s'y attaquer sérieusement.

Mais voilà! J'ai aussi une bonne raison de NE PAS voter pour l'un ou l'autre de ces partis.

Le Parti Québécois

Le PQ m'a beaucoup déçu. Le discours d'inauguration de Pauline Marois était pourtant au-delà de mes attentes. Mais ce n'était clairement que ça, un discours. À part la fermeture de Gentilly et le frein mis au gaz de schistes, rien de sa vision d'une économie verte n'a transpiré depuis.

Pire, il n'était pas question dans ce fameux discours d'une Charte des valeurs. Et encore, si cela avait été fait en fonction des valeurs réelles du parti... Mais non.

Chantal Hébert et Vincent Marissal nous apprenent qu'il ne s'agissait que d'une basse manoeuvre stratégique électoraliste. C'est exactement le genre de politique qui nous rend cynique et que je déplore.

Les Libéraux

Pour moi, il est tout simplement inimaginable de remettre au pouvoir les Libéraux: comment croire qu'ils sauront remettre de l'ordre en matière de lutte à la corruption? Jean Charest n'est plus là, c'est vrai, mais la culture qui règnait alors n'a pas changé d'un iota.

S'il y a une vision dans ce parti, elle m'échappe encore.

Québec Solidaire

Québec solidaire est le seul parti qui a une vision ambitieuse et intégrée de création d'emploi et de développement économique fondés sur les principes de développement durable.

Mais je ne me reconnais tout simplement pas dans toutes les dépenses qu'ils proposent... Aussi justifiée soient-elles, j'ai l'impression que la question de la dette n'est pas sur leur radar, et cela m'inquiète.

Coalition Avenir Québec

J'adore le Projet Saint-Laurent. C'est le genre de vision – articulée, ambitieuse, constructive – que j'aimerais voir dans chaque programme de parti. Mieux encore, imaginez si la campagne électorale se faisait sur ces visions? Malheureusement, ce n'est pas ça qui semble gagner des élections (parlez-en à Richard Bergeron).

Cela dit, la CAQ me fait peur. Je n'ai pas confiance en son slogan «moins de bureaucratie et plus de services»... Il y a de la pensée magique là dedans. Mais là où il me perd réellement, c'est avec sa philosophie pour relancer l'économie: on baisse les taxes pour relancer la consommation.

Un parti marginal

Le parti Vert est celui vers lequel je me tourne le plus régulièrement quand vient le temps de voter pour un parti marginal.

Je me dis qu'au moins, la contribution monétaire que le parti recevra grâce à mon vote lui permettra de faire de la recherche et de critiquer ou d'exposer des dossiers importants en matière d'environnement.

Je n'arrive cependant pas à me résoudre à voter pour un parti alternatif cette fois-ci, ni à voter blanc. L'enjeu est réel, et je suis dans une circonscription où mon vote pourrait faire la différence.

Voter stratégique? Oui, peut-être...

La course dans Crémazie se fait entre Diane De Courcy (PQ), notre députée actuelle, et Marie Montpetit (PLQ). Si cette dernière a des chances de l'emporter, c'est qu'il y a un troisième candidat d'impact, avec André Frappier (QS), qui a une réelle possibilité de faire une percée.

Alors, que feriez-vous à ma place? 

Pour qui devrais-je voter et pourquoi?

Vous connaissez mon intérêt et mes valeurs pour un développement durable... Et si vous lisez régulièrement ce blogue, j'aimerais beaucoup entendre votre réflexion.

J'admet être un électeur moyen. Je ne suis proche d'aucun parti et, outre ce qui est paru dans les journaux et au deux débats télévisés, je ne me suis pas informé davantage.

Peut-être donc avez-vous des arguments à me proposer qui m'ont échappé jusqu'ici.

Quelques centaines d'électeurs auront l'occasion de lire vos commentaires aujourd'hui, donc votre opinion a le potentiel d'en influencer plusieurs.

Exprimez-vous dans la section commentaires ci-dessous, je vais lire toutes vos interventions. SVP évitez la partisannerie... Présentez-nous des opinions réfléchies, des faits et des analyses sérieuses.

Je prévois voter entre 18h et 20h ce soir... Au plaisir de vous lire.

Merci de partager ce billet via Facebook, Twitter ou Google plus si vous trouver que ça peut en aider d'autres...

--JS

PS: Je considère que voter est plus qu'un droit, c'est un devoir. Ne gaspillez pas votre temps à encourager les lecteurs ici à ne pas voter.
  

jeudi 6 février 2014

Mon «arme» préférée pour affronter un dirigeant récalcitrant... Ça marche à tout coup!


L'autre jour, je rencontre un comité de direction d'une usine manufaturière de Montréal.

Belle place. 200 employés. Un marché très concurrentiel, particulièrement en provenance de la Chine. Bref, un cas typique...

Ce qui était aussi typique, c'est le président. Assis au bout de la table, il s'est fait convaincre par un de ses directeurs d'adhérer à un programme de développement durable. Je dis «convaincre» car...

...De toute évidence, il n'était pas chaud à l'idée...

Ses bras étaient croisés. Il était adossé sur sa chaise, un peu vers l'arrière. Et il me regardait d'un air méfiant.

Il y a quelques années, ce genre d'attitude en début de rencontre m'aurait déstabilisé. J'aurais été sur la défensive. J'aurais manqué de confiance en moi...

Plus maintenant!

Pourquoi? Parce que j'ai appris comment utiliser un outil extraordinaire, que le gouvernement a rendu disponible gratuitement. 

Dans cette première vidéo d'une série de formation en ligne gratuite, Francine Craig, coordonnatrice du BNQ21000, et moi dévoilons exactement comment utiliser cet outil. Notamment, vous apprendrez:

  • Les 3 erreurs les plus courantes à éviter avec cet outil
  • Comment s'en servir pour créer une forte adhésion de votre direction
  • Comment surmonter le syndrome de l'imposteur 
  • Et plus encore.. 
-» Cliquez ici pour recevoir la vidéo dans votre boite courriel «-






P.S. Cette vidéo est gratuite, mais elle n'est pas publique. Nous avons investi 4 jours de tournage et de montage studio pour vous livrer cette information de grande qualité. Elle est offerte exclusivement aux abonnés de ma liste.

P.P.S. Elle est la première d'une série de 4 vidéos gratuites de formation présentées dans le cadre du lancement du tout premier Programme de formation et coaching BNQ 21000 à l'intention des PME.

mercredi 29 janvier 2014

Une méthode originale et distrayante pour expliquer l’importance du DD à un dirigeant

Il y a énormément d’effervescence et d’engouement dans nos bureaux ces jours-ci à l’approche du lancement du Programme de formation/coaching BNQ 21000 à l’intention des PME.

Si vous ne savez pas de quoi je parle, retournez lire mes derniers billets (ici et ici)

La période d’inscription sera du 4 février, dès 10h, au 20 février, jusqu’à minuit.

»»Cliquez ici pour en savoir plus et recevoir toutes les mises à jour!««


Mais ce n’est pas à ce sujet que je vous écris aujourd’hui...

En décembre dernier, j’ai été invité par le CORIMM pour assister à l’allocution de M. Georg Kell, directeur exécutif du Global Compact des Nations unies, un programme qui regroupe plus de 10,000 entreprises engagées à respecter les principes du développement durable et à améliorer leur performance.

À la fin de la rencontre, j’ai pu avoir un court entretien privé avec lui dans un petit salon. Je lui ai alors demandé LA question que l’on me pose le plus souvent:

«Comment convaincre un patron d’adhérer au développement durable?»

Sa réponse m’a RENVERSÉE!

Ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Ça dure à peine 40 secondes et vous devez absolument entendre la technique qu'il propose... [Téléchargez la TRADUCTION]



Qu’en pensez-vous?  Est-ce quelque chose que vous feriez avec votre patron?

Comme d’habitude, je vous invite à partager votre opinion dans la section commentaire. Je suis vraiment curieux de savoir si cela vous a laissé aussi perplexe que moi.

lundi 27 janvier 2014

MERCI, excuses et dates de lancement

Comme vous le savez probablement, toutes les places pour devenir membre fondateur du Programme de formation/coaching BNQ 21000 à l’intention des PME se sont envolées en quelques heures à peine...

C’est INCROYABLE! Un grand merci aux centaines de personnes qui se sont inscrites, qui ont manifesté leur intérêt ou qui m'ont envoyé des encouragements.


MES EXCUSES...




Toutefois, je dois dire que j’ai reçu plusieurs commentaires de gens déçus par le fait qu’ils n’ont même pas eu la chance de s’inscrire jeudi dernier. Si c’est votre cas, je comprends très bien et je m’en excuse. C'est vrai que les places se sont envolées rapidement.

Pour me racheter un peu, je vais partager avec vous, au cours des prochains jours, deux ou trois entrevues vidéos avec des gestionnaires qui offrent des conseils pratiques pour intégrer le développement durable à partir de leur baggage d’expérience.

La première est vraiment INSPIRANTE. Vous y verrez la technique *secrète* employée par un directeur des Nations unies pour convaincre les dirigeants d'intégrer le développement durable dans leur organisation...

...C'est définitivement l'approche la plus ORIGINALE et DISTRAYANTE que j'ai jamais vue de toute ma carrière

Ces capsules seront intégrées dans le Programme de formation, mais je vous les offre GRATUITEMENT en avant-première. Vous les recevrez dans votre boite courriel au cours des prochains jours (si vous n’êtes pas encore sur notre liste de diffusion, cliquez ici).


Lancement officiel du Programme BNQ 21000
Avec tout ça, nous avons choisi les dates pour le lancement officiel du Programme de formation. Notez-les à votre agenda:

Les portes ouvriront mardi le 4 février à 10h (16h, heure de France)

Nous accepterons les inscriptions pendant 17 jours seulement, soit jusqu’à jeudi 20 février à minuit (heure du Québec).

Tous les participants inscrits feront partis de la première cohorte du Programme de formation, qui s’étalera sur 12 mois.

Nous avons déjà un groupe de 20 membres fondateurs et plus de 30 partenaires** confirmés... Ça va être vraiment quelque chose à suivre. Tout le Québec va en parler!


--Jean-Sébastien


** Si vous êtes une association, un organisme, une chambre de commerce, une boite d'expert-conseil ou un regroupement intéressés à devenir partenaire du Programme, veuillez vous inscrire ici et répondre au courriel pour recevoir notre trousse des partenaires.