La prochaine evolution industrielle

vendredi 7 décembre 2007

Que faire quand les subsituts verts coûtent plus cher? (partie 1)


Dominic Messier est à la tête d'une PME, Les Savons Evy. Il me demande:

«Comment arriver à avoir un coût de revient aussi bas pour obtenir des produits verts qu'avec des produits chimiques néfaste pour l'environnement? Jusqu'a présent les prix sont le double sinon plus pour acheter de l'huile de soya qui entre dans la fabrication d'un dégraisseur vert qui est aussi puissant que du Varsol(ce nom est pour que vous comprenez ce que c'est.»

La réponse simple: ce n'est pas toujours possible d'avoir un coût de revient aussi bas qu'avec des produits chimiques néfastes.

Quand Ikea a acheté toute la production de papier recyclé disponible sur le marché la première année pour produire son catalogue, il a payé deux fois plus cher que pour l'alternative dominante.

Quand Patagonia a changé pour du cotton biologique, il a failli laisser tomber tous ses produits en cotton parce que la matière première était plus du double du prix du cotton «chimique».

Bref, être leader a parfois un prix. Aujourd'hui, le papier recyclé se vend presque le même prix que du papier vierge. Et le coût du cotton bio est assez comparable pour que Wal-Mart soit devenu le plus grand acheteur de cotton bio au monde.

La réponse compliquée suivra dans un billet futur.

1 commentaires:

Steve Pelletier a dit…

Une partie de la réponse se trouve possiblement dans le coût des "externalités". Le consommateur bénéficie des avantages d'un produit quand il l'achète, mais ne paient pratiquement jamais pour les désagréments qui accompagnent sa fabrication, son utilisation et sa disposition en fin de vie utile: pollution de l'eau, de l'air, des sols, détérioration des conditions de travail des employés qui le produisent, etc.

Dans le cas des détergents, s'il fallait que les coûts associés à la perte de biodiversité des cours d'eau soit intégrés au prix des produits traditionnels, possiblement que le prix se rapprocherait de celui des produits "verts". Le cas du nonylphénol éthoxylé (un surfactant autrefois utilisé dans l'industrie du textile) l'illustre très bien.