La prochaine evolution industrielle

jeudi 26 février 2009

Entrepreneurs, faites-vous connaître


La jeune chambre de commerce de Montréal (JCCM) tient son 32e concours Arista. C'est l'occasion pour les entrepreneurs et les gens d'affaires de moins de 40 ans de faire valoir leur projet.

Ceux d'entre vous qui oeuvrent en développement durable sont généralement appelés à participer à des concours d'entrepreneuriat durable. Je vous encourage plutôt à participer à ce concours pour une raison: c'est le meilleur moyen de démontrer que votre approche est rentable auprès de la communauté d'affaires "traditionnelle".

Toujours mettre les projets DD dans une catégorie à part n'aide pas la communauté dans son ensemble à voir ce nouveau modèle comme une alternative crédible.

Allez, il est temps de jouer sur le même terrain!

mercredi 25 février 2009

Le secret des produits verts

Si vous envisagez de lancer un produit «éco», voici le secret pour qu'il soit un succès garanti:

1) sa performance doit être égale ou supérieure aux produits comparables (pas de «oui, mais...»);
2) son prix doit égal ou inférieur aux produits comparables.

Si vous réussissez à réunir ces deux caractéristiques dans un même produit, c'est un coup de circuit assuré. Pourquoi? Parce que, en plus de combler leur besoin, vos clients s'achètent de la bonne conscience.

lundi 23 février 2009

Vu de l'intérieur



Éloïse nous envoie ce vidéo qui nous montre ce qui se passe du point de vue d'une cellule. Elle dit que son fils l'a écouté en boucle! C'est magnifique.

Ce qui me rappelle une conversation que j'ai eu avec le Dr. Henrik Robèrt, le fondateur de TNS, où il me faisait remarquer:

«Les cellules sont incapables d'avoir la moindre opinion au sujet de l'économie ou de la politique. Elles ne s'intéressent qu'aux conditions fondamentales de la vie. Nous ne pouvons demander à nos cellules de survivre sans phosphate ou de dégrader du mercure.

«Ce sont pourtant elles qui déterminent notre potentiel de santé et de prospérité. Par conséquent, c'est à nous d'inventer un système économique qui respectera parfaitement leurs conditions de vie (et non l'inverse!).»

Venant d'un oncologue (un médecin spécialisé dans les cancers)... c'est un argument plutôt convaincant!

vendredi 20 février 2009

Vision durable n'est plus papier


Transcontinental a annoncé la mise à pied de 1500 employés cette semaine. Le magazine d'affaires sur le développement durable Vision durable (auquel je collaborais comme chroniqueur) a aussi été emporté par la vague. Il ne sera plus publié.

Par contre, la version électronique www.visiondurable.com continuera à se développer, ce qui est une très bonne nouvelle pour la communauté impliquée dans le DD.

mardi 17 février 2009

Beyond LCA

Mon collègue Gontran vient de lancer son blogue: http://beyondlca.blogspot.com

Si l'analyse du cycle de vie (ACV), l'art de communiquer vos résultats et l'innovation vous intéressent, son blogue est un incontournable.

jeudi 12 février 2009

Comment faire un document zéro papier


À la suite de mon dernier billet, j'ai reçu quelques demandes de lecteurs qui voulaient savoir comment faire un document zéro papier. Voici en gros les points à considérer:

1) Format
Parce que le document est destiné à être lu sur un écran, nous avons choisi de présenter l'information en page «landscape» (horizontale). Cette compatibilité avec les écrans modernes est nécessaires, car les pages verticales destinées à l'impression sont plus difficiles à lire.

2) Poids
Quand les lecteurs naviguent sur le Net, ils ont plutôt tendance à être pressés. Nous avons réduit au minimum le poids du document en compressant les données et les images. Ainsi, le document de 20 MB pèse maintenant moins de 1 MB, ce qui réduit le temps d'attente durant le chargement du document.

3) Liens
Le Web offre des possibilités que le papier n'offre pas. Ainsi, tous les liens vers d'autres informations peuvent être activés à même le document PDF. Profitez-en aussi pour activer les liens de vos logos, d'ajouter le courriel en cliquant sur un nom, etc.

4) Mise en page
Plusieurs études montrent que les lecteurs passent moins de temps à lire à l'écranque sur papier. Autrement dit, ils ont tendance à scruter en diagonal des documents à la recherche des informations qui les intéressent. C'est pourquoi nous avons divisé la page en trois: un grand espace pour une image, une seule colonne de texte et une bulle d'information particulière. Une page, une idée.

5) Impression
Le risque de publier un document électronique, c'est que les lecteurs l'impriment. Lorsqu'ils le font, ils ont généralement plus d'impacts que si vous en aviez imprimé une certaine quantité chez un imprimeur spécialisé. Leur imprimante consomme généralement plus d'encre, plus de papier (recto seulement) et plus d'énergie. Aussi est-il rare que les gens impriment sur du papier recyclé.

C'est pourquoi il est essentiel pour faire un document zéro papier de bloquer la possibilité d'imprimer. Cette option est possible au cours de la sauvegarde de votre document en format PDF. Sachez cependant que cela ne garanti pas aucune impression, mais la tâche est drôlement compliqué pour celui qui veut le faire.

AVANTAGES
Ce n'est évidemment pas tous les documents qui sont propices au concept de zéro papier. Toutefois, je crois qu'il s'applique à la majorité des informations publiées. Les avantages du zéro papier sont multiples:

1) Vous réduisez les délais de production (plus besoin de passer par l'imprimeur).
2) Vous éliminez les risques d'erreur (il est possible de corriger le tir même une fois publié).
3) Vous ne risquez plus de manquez de documents (ou d'en imprimer trop).
4) Vous pouvez rejoindre un public plus large via le Web ou le courriel.
5) Vous protégez la biodiversité, consommez moins d'encre et réduisez les émissions de GES liées au transport.
6) Ça coûte beaucoup MOINS CHER.

mercredi 11 février 2009

10 conseils pour entreprendre une démarche durable


Chez ellipsos, nous avons produit un guide à la demande de la CDEC Rosemont Petite Patrie pour aider les décideurs de notre quartier à s'intéresser aux nouvelles pratiques de gestion.

Le but n'était pas de faire un guide exhaustif d'étapes à suivre mais bien de lancer des idées pour inciter les dirigeants à faire un pas. C'est pourquoi nous avons choisi de présenter 10 conseils pour entreprendre une démarche durable.

Afin de susciter l'intérêt tout au long de l'année, la CDEC lance un conseil par mois (nous sommes rendus au sixième conseil). Le site de la CDEC contient aussi des références pour de l'aide supplémentaire. Aussi le guide est-il entièrement zéro papier. Il est seulement disponible en ligne et il ne peut être que consulté à l'écran (nous avons bloqué l'option d'impression).

Voici les 10 conseils (seuls les six premiers sont disponibles pour le moment):

Introduction
1. L'art d'une gestion responsable
2. Engagez le PDG, impliquez les employés
3. Évaluez, mesurez et diagnostiquez
4. À vouloir trop en faire, on n'en fait pas assez
5. Réduisez d'abord, recyclez après
6. Achetez local, c'est profitable
7. Conservez vos économies pour les réinvestir
8. Ce n'est pas une corvée: vous êtes en train de changer le monde!
9. Recherchez du financement vert
10. Le développement durable a quelque chose d'humain
Ressources et références

lundi 9 février 2009

La SAQ se fait prendre la main dans le sac

Ça devait arriver... c'était écrit dans le ciel.

L'émission JE a fait une enquête sur la gestion des matières résiduelles de la Société des alcools du Québec (SAQ) à la suite de la décision de ne plus donner de sacs en plastique. Évidemment, les journalistes ont trouvé des boîtes de carton et des bouteilles –des matériaux recyclables– dans les déchets. Scandale!

Je déplore ce genre de journalisme qui cherche des poux partout. C'est vrai, la SAQ est dans l'erreur, et elle devrait recycler 100% des ses matières recyclables. Sauf que la SAQ ne prétend pas être parfaite, et le fait de retirer de la circulation je ne sais pas combien de millions de sacs plastiques chaque année a des impacts très positifs sur l'environnement.

Ce qui me choque, c'est que ce genre de reportage fait plutôt craindre à d'autres le virage vert, parce qu'ils ont peur de ne jamais en faire assez et de se faire reprocher de ne pas faire les bons efforts, de ne pas faire les bons choix.

La SAQ n'est pas la seule organisation à jeter du métal, du verre, du plastique ou du carton aux poubelles. À en croire les chiffres de RECYC-Québec, c'est plutôt une minorité qui le fait. Par contre, la SAQ est la première à aller aussi loin avec son geste pour les sacs, et elle a adopté de nombreux autres gestes, actions et politiques.

Il me semble qu'un traitement juste de l'information aurait exigé de montrer l'ensemble de ce travail à la SAQ. Dans ce contexte équilibré, il aurait été tout à fait pertinent de faire ressortir les difficultés de réussir à mettre en oeuvre le plan de développement durable; les exemples de JE ont leur raison d'être... Mais pas de là à crier au scandale.

jeudi 5 février 2009

Le conseil de Charles Sirois


En 1997, j'ai rencontré Charles Sirois, alors PDG de Telesystème, qui était venu donner une conférence aux étudiants en administration de l'Université d'Ottawa. C'était la première fois de ma vie que je rencontrais un milliardaire.

Le plus impressionnant quand on parle avec un milliardaire, ce sont les «possibilités». Son terrain de jeu est mondial. Il connaît ou à accès aux grands décideurs de la planète. Et lorsqu'il parle d'un projet, l'envergure est telle qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de limites.

Bref, Charles Sirois m'avait dit quelque chose que j'ai toujours retenu. «Supposez que votre marché est un lac, et que votre entreprise est un bateau. Il vaut mieux choisir le lac dont le niveau d'eau monte, car tous les bateaux, peu importe leur taille, montent aussi.»

M. Sirois jouissait à cette époque d'une réputation enviable. Il était souvent décrit comme un visionnaire. Pour cause, il a surfé la vague de la bulle techno, et en 1997, la vague grossissait à vue d'oeil. Il était presqu'un Dieu auprès de la communauté d'affaires. Évidemment, nous connaissons la suite...

Mon point: tous les marchés (ou presque) sont en baisse avec la crise. Mais lorsque celle-ci sera terminée, ils ne remonteront pas tous au même niveau. Serait-il temps pour vous de changer de lac?

mercredi 4 février 2009

Le déclic

Je remarque que la plupart des gens qui s'intéressent au développement durable ne sont pas tombés dedans quand ils étaient petits. Généralement, il y a eu un déclic.

Le miens s'est produit autour de 2001. Je roulais à vélo pour me rendre au travail. Sur le chemin, j'ai remarqué que, devant chaque magasin/restaurant que je croisais, il y avait une montagne de déchets (normal, me direz-vous, c'était la journée de la collecte!).

En portant mon attention sur une pile, j'ai vu qu'il y avait beaucoup –beaucoup– de carton, et beaucoup de matières compostables. À ce moment, un sentiment de frustration s'est emparé de moi. Je venais de mettre mon petit bac bleu de recyclage sur le bord de la rue ce matin là.

Je me suis dit: «Si seulement je pouvais convaincre un seul de ces commerçants à recycler et à composter pendant une semaine, j'aurais plus d'impact qu'en le faisant religieusement chez moi pendant toute l'année!»

Clic!

J'ai passé les jours, les mois, les années qui ont suivi ce matin à écrire sur ce sujet, à apprendre le language et à maîtriser les outils pour convaincre et assister les dirigeants qui sont intéressés à éliminer le gaspillage à améliorer leur performance.

Pour convaincre quelqu'un, on ne peut pas planifier un déclic. Les circonstances ne sont jamais les mêmes pour chacun. Mais tous ceux qui font la promotion du DD ont eu, un jour ou l'autre, un déclic. Vous rappelez-vous du vôtre?

mardi 3 février 2009

Rêver selon Robert Dutton, PDG de Rona



J'ai déjà donné une conférence en compagnie de M. Dutton et, ce qu'il ne dit pas dans ce vidéo qu'il a dit lors de cet événement, c'est que son rêve est de faire de Rona la première entreprise de construction verte au pays.

Je lui souhaite sincèrement de réussir.