La prochaine evolution industrielle

lundi 21 décembre 2009

Cinq conseils pour des cadeaux plus écoresponsables



Depuis bientôt une dizaine d'années, je m'efforce de donner des cadeaux qui n'encouragent pas la surconsommation. Je vous présente ici mon top 5 de ceux qui ont connu le plus de succès auprès de ma famille.

1. Donner de l'art local
Offrir un album d'artiste québécois à Noël, c'est bien. Mais aller le voir en spectable, c'est encore mieux. À Noël, j'offre toujours une paire de billets pour un spectacle: théâtre, danse, musique... le choix est vaste. Ce sont de beaux moments à passer ensemble et ce geste contribue à soutenir des emplois locaux, qui plus est des artistes. Si toutes les familles s'échangeaient ainsi une paire de billet, la qualité de vie des artistes seraient moins précaire.

Variante: vous pouvez aussi offrir des livres d'auteurs moins connus, des objets conçus par des artisans, des petites gâteries que vous aurez cuisinés et, pourquoi pas, des potions concoctées par nos sorcières!

2. Donner un souvenir
C'est probablement le cadeau qui a fait le plus jaser ma famille. Dans le déménagement de ma mère, j'ai retrouvé de vieilles bobines de film 8mm au sous-sol. N'ayant plus de projecteurs en état de marche, je les ai fait transférer sur DVD. Quelle ne fut pas la surprise de se revoir tous 30 ans plus jeune. Rires garantis!

Variante: j'ai déjà aussi utilisé des photos pour faire un album ou un calendrier.

3. Donner du temps
Ma belle-mère est seule. Comme tout le monde, elle a toujours des petits travaux à faire. Il lui arrive de me demander de l'aide, mais je la sens mal à l'aise quand elle le fait. Elle ne veut pas ambitionner. Pour éviter cela, je lui ai offert il y a quelques années des coupons de temps. Je les avais dessiné dans une carte de Noël. Un cadeau simple, mais très apprécié.

4. Faire un fort de neige
Qui n'a pas rêvé d'un chateau fort dans la neige comme celui dans la Guerre des tuques? Un de mes amis a invité ses chums et, ensemble, dans la nuit du 25 au 26, ils ont construit un énorme chateau de neige. Pas aussi gros que celui du film. Mais beaucoup plus gros que ce que n'importe quel enfant de 7 ans pourrait construire.

Chose certaine: ses enfants ne se rappeleront plus de leurs cadeaux dans deux ans, mais ils vont se rappeler du fort dans 30 ans.

5. Abonner un ami à ce blogue
D'accord, il est moins original que les autres. Mais il coûte pas mal moins cher que d'acheter un livre ;-)

mercredi 16 décembre 2009

Augmenter le coût de la non-durabilité pour s'engager dans la voie de la durabilité

Une citation tirée du livre gratuit What matters now, présenté dans mon dernier billet. (Traduction maison)

«Tout le monde veut être durable. Mais si le changement doit se produire quand le coût du statu quo est plus élevé que celui de changer, nous devons alors consacrer nos énergies à augmenter le coût du système actuel, qui représente le statu quo non-durable.»

Alan Webber, cofondateur du magazine Fast Company

C'est exactement le contraire qu'entend faire le Canada en donnant un congé fiscal aux entreprises pétrolières de l'Ouest afin de rendre cette industrie plus compétitive sur la scène internationale!

mardi 15 décembre 2009

Un livre inspirant de Seth Godin... et gratuit!


«Maintenant plus que jamais, nous devons faire bouger les choses.»

«Maintenant plus que jamais, nous devons penser différemment, de manière à rassembler nos énergies afin de changer les règles du jeu.»

C'est avec cette conviction que Seth Godin nous invite à lire et à distribuer un livre gratuit, signé par 70 auteurs renommés pour leur créativité.

Je viens de le trouver, donc je n'ai pas encore eu le temps de le lire. Mais je le partage avec vous tout de suite, car je suis convaincu qu'à ce prix (gratuit!), vous ne vous y objecterez pas.

lundi 14 décembre 2009

Arrêtons de pisser dans de l'eau embouteillée: Pourquoi?

On m'a souvent demandé d'expliquer le titre de mon livre: Arrêtons de pisser dans de l'eau embouteillée.

Si la plupart des gens pensent que je dénonce l'eau embouteillée, quelques-uns comprennent plutôt que je trouve incompréhensible de payer 10 000 fois le coûts de l'eau du robinet pour qu'on nous la serve dans une bouteille. Surtout quand on sait que 40% de toute l'eau embouteillée provient d'un aqueduc municipal.

Ces données, et plusieurs autres, sont magnifiquement illustrées par Online Education (et piquées sur le Twitter de Perennia). L'autre raison, plus subtile celle-là, c'est que l'eau embouteillée illustre particulièrement bien le gaspillage dans notre société.

Presenté par Online Education
The Facts About Bottled Water

Sapin naturel ou artificiel?


Encore une fois cette année, le débat fait rage. J'ai participé à l'émission L'après midi porte conseil vendredi dernier, animée par Dominique Poirier, pour défendre notre étude sur l'analyse du cycle de vie du sapin de Noël.

Surprise!
Malgré le fait que nous concluons que le sapin naturel est plus performant dans notre étude, j'ai choisi de défendre le sapin artificiel cette fois-ci!

Incohérent?

Je vous laisse décider par vous-même. Vous pouvez écouter ma «performance» contre Catherine Perrin, animatrice de l'émission Six dans la cité.

jeudi 10 décembre 2009

The story of stuff 2 : le système de cap & trade est démoli

Je ne suis pas d'accord avec elle. En même temps, je ne sais pas trop quoi en penser pour l'instant. À vous de juger!

mercredi 9 décembre 2009

Qui voudra encore lire sur du papier en 2010?

Le papiel est sur le point de créer une rupture technologique, et 2010 pourrait bien être l'année du point de bascule.

Mon premier "mandat" consistait à faire l'ACV comparative le papier électronique (papiel) avec le papier traditionnel. J'ai même contribué à un livre sur l'émergence du papiel. Chaque fois que j'ai abordé sur sujet du papiel (qui a sept fois moins d'impact sur l'environnement que le papier), j'ai reçu une volée de bois vert des amoureux du papier:

  • Jamais je ne vais lire mon journal en version électronique
  • Le livre est un objet bien trop beau
  • Je suis attaché à l'odeur du papier, ça ne se remplace pas
  • Comment je vais faire mes mots croisés?
  • Le papiel n'est qu'un concurrent de plus, mais il ne délogera pas le papier avant 100 ans
  • J'aime tourner les pages
  • J'aime toucher au papier
C'est vrai que le papier a du charme. Les carosses tirés par des chevaux aussi. Cela n'a pas empêché la voiture de remplacer les chevaux. Au moins, avec le papiel, les autoroutes (électroniques) sont déjà construites!

Ce vidéo remarquable (3 min.) de Sports Illustrated donne un aperçu des possibilités du papiel. D'après moi, ce n'est que le début. En fait, le papiel va devenir un nouveau média en soi, comme la télé et la radio. Le support va permettre d'être extrêmement créatif et nous allons consommer du contenu écrit, visuel, vidéo et audio d'une nouvelle manière.

mardi 8 décembre 2009

Maintenant sur Twitter

Je suis maintenant sur Twitter (@jstrudel). Je vous invite à faire partie de mon réseau (et vice-versa).

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lundi 7 décembre 2009

La nouvelle approche des anti-Kyoto: l'adaptation

Pourquoi nuire à notre économie et faire des sacrifices en tentant de réduire nos émissions de gaz à effet de serre alors qu'il nous suffit de nous adapter?

C'est la nouvelle réthorique des écolos sceptiques, pour qui les changements climatiques sont inévitables. Lu dans un article publié dans Wired:

«The good news: We can still come out OK. Because climate change arrives just at the moment when we have an array of tools for adapting and extending human civilization to any and every environment. By 2050 (zero hour for many warming scenarios) the 2010s will look as primitive s the buggy-whipped 1890s do today.

«Coastal communities, for example, will survive not because the world will somehow unite to stop sea level from rising (it won't). They'll survive because they'll learn to adapt – much as the Dutch have done since the Middle Ages.

«Drought? Check out Perth, on the edge of the Australian Desert, where more than a million people keep hydrated with seawater that's been desalinated by wind power.

«Famine? Talk to the biotech wizards designing postindustrial crops for every microclimate.

Bien qu'il faut reconnaître une dose de réalité dans ce débat («It's worth keeping in mind that the planet we inhabit has always been out of control») et une approche proactive au problème, il y a, à mon avis, une forte dose de pensée magique.

D'abord, ceux qui profiteront de ces technologies sont les pays riches. Pour le reste, bonne chance. Ensuite, cela confirme les propos de l'économiste Nicolas Stern qui conclut que le coût de s'adapter sera bien plus grand que celui de prévenir.

Dans les faits, il faudra faire les deux: réduire nos émissions et s'adapter. Cela annonce un environnement où le développement et l'amélioration des conditions de vie des générations futures seront plus précaires et plus limités qu'à l'heure actuelle.

Pour cette raison, nous n'avons pas le droit de rester les bras croisés sous prétexte qu'il sera technologiquement possible de nous adapter.