La STM: une performance aux antipodes
Dans un texte publié dans le journal ce matin, on apprend que le métro de Montréal est l'un des plus propre au monde, malgré ses 40 ans, tandis que les autobus de la STM sont parmi les plus polluantes!
Si le métro est si propre, ce n'est pas tant grâce à des initiatives remarquables de la société de transport, mais bien grâce à son alimentation hydroélectrique, qui émet peu de gaz à effet de serre. Par contre, autant trouvons-nous que les pannes sont trop fréquentes, il semble que la STM obtient une des meilleures performance des systèmes de transport étudiés. Les auteurs nous préviennent toutefois: avec l'âge des équipements, il faut s'attendre à une détérioration au cours des prochaines années.
Là où le bilan est moins reluisant, c'est au niveau des autobus. Le fait qu'ils roulent au biodiesel (B5) ne semble pas avoir pesé lourd dans l'évaluation. Leur consommation de 65 litres aux 100 km est loin des normes européennes, apprend-on dans l'article.
Soixante cinq litres aux 100 km!!
Quand j'ai vu ce chiffre, j'ai ressenti un profond malaise en pensant aux publicités que l'on voit sur les autobus nous rappelant que le transport en commun, c'est vert.
Pensée cycle de vie
Je me suis amusé à comparer l'autobus et la voiture à la lumière de ces chiffres. En analyse du cycle de vie (ACV), on doit s'assurer de comparer des comparables. Ainsi, il n'est pas juste de comparer un autobus et une voiture, du fait que l'autobus peut transporter beaucoup de personnes.
Pour se déplacer sur un kilomètre, j'ai calculé qu'il faut 8 passagers dans l'autobus pour être équivalent à une voiture de taille moyenne qui consomme 8 litres aux 100 km. C'est peu, et cela rend plus clair le raisonnement derrière les publicités de la STM.
Là où cela devient intéressant par rapport aux solutions potentielles, c'est lorsqu'on tient compte du fait que la voiture aussi peut transporter au moins quatre passagers (y compris le chauffeur). Par rapport à une voiture transportant 4 passagers, il faut alors 32 personnes dans l'autobus.
Si la voiture utilisée est hybride (avec une consommation de 4,6 litres aux 100 km), c'est 57 personnes qu'il faut dans l'autobus. Et je ne parle même pas de d'autres variables, comme la distance que les véhicules doivent parcourir pour transporter ces passagers.
Autrement dit, on peut vite voir que, si l'auto solo est un fléau, la voiture n'est pas aussi diabolique que l'on croit. Je dirais meme qu'elle doit faire partie des solutions lorsqu'on considère notre territoire et nos infrastructures existantes. Après tout, le covoiturage n'est-il pas aussi une forme de transport en commun?
Bonne journée "sans voitures".







