Comment éliminer le gaspillage de papier

Depuis 2005, je m'intéresse aux solutions pour non pas réduire ma consommation de papier, mais l'éliminer complètement. Voici mon parcours pour y arriver.
2005 à 2008
En suivant les conseils de base (éviter d'imprimer les courriels, imprimer uniquement les pages qui nous intéresse dans un document, imprimer recto-verso, tenir un agenda électronique, etc.), j'ai réduit ma consommation d'environ 20%.
2008
J'ai commencé à lire mon journal en ligne. J'étais toutefois encore abonné à la copie papier la fin de semaine. À lui seul, j'estime que ce geste à contribuer à réduire ma consommation de papier de 35%.
2009
Je me suis procuré mon premier papier électronique, le Sony eReader. Grâce à lui, je me suis mis à lire des livres électroniques. J'ai fait un test pendant un mois pour lire le journal dessus, mais le format était mal adapté. J'ai donc conservé mon abonnement la fin de semaine. Il faut se rappeler cependant que La Presse a cessé d'être publiée les dimanches. Le eReader m'a aussi permis de lire certains documents que j'aurais normalement imprimé, comme des études ou des rapports annuels de RSE. Au total, j'ai donc pu réduire ma consommation d'un autre 20%.
2010
En février, la technologie de rupture est annoncée : iPad. Je m'en suis procuré un dès sa sortie aux É-U, néanmoins sceptique par rapport ànson potentiel de me faire progresser davantage que le eReader. Après une semaine, j'ai compris que je me trompais. Cette technologie m'a permis de remplacer mes magazines, mon journal, tous les documents que j'aurais pu vouloir imprimer et, même, mon calepin de notes. Depuis 6 mois, je n'ai absolument rien imprimé, et je n'ai acheté aucun papier. J'ai même signé des documents à la banque sur mon iPad.
Cela dit, il y a encore du papier résiduel. Celui qu'on me distribue lors de rencontre. Celui de ma directrice des finances. Dans la plupart des cas, il est causé par le fait que les autres fonctionnent encore avec du papier. J'évalue donc que ma consommation de papier doit aujourd'hui se situer à moins de 3% de ce qu'elle était il y a 5 ans.
Mon verdict?
Je dois admettre que, dans mon fort intérieur, il y a des fois où le papier me manque. Lire une tablette rétroéclairé peut devenir irritant le soir avant de se coucher. Il me manque particulièrement lorsque j'ai le goût de me détendre. L'iPad est synonyme d'outil de travail pour moi, il n'a donc pas l'effet d'un bon livre que l'on lit par une journée pluvieuse de novembre.
Cela dit, je tente de lire un livre papier ces jours-ci et je n'y arrive pas. Il est lourd. Je ne le traîne donc pas avec moi dans mon sac, qui a perdu plusieurs kilos depuis que tous mes documents (et mon portable) sont remplacés par un papier électronique. Quand je lis un journal au restaurant, je trouve les nouvelles dépassées.
Bref, bien que j'ai un peu la nostalgie du papier, je ne retournerais pas en arrière.
PS. Pour ceux qui me font remarquer que mon dernier livre est uniquement disponible en papier, je répond: touché! C'est là un exemple des difficultés d'un changement de paradigme. C'est donc mon rôle que de sensibiliser mon éditeur à offrir ses collections en format électronique.







