jeudi 22 juillet 2010
jeudi 15 juillet 2010
Naya se lance dans l'eau en vrac

La grogne autour des bouteilles d'eau est devenu médiatisée et généralisée. Si vous étiez un dirigeant d'un embouteilleur, votre réaction serait d'ignorer cette grogne, de justifier votre produit ou tomber dans le greenwashing en tentant de faire croire que votre bouteille est plus verte parce qu'elle est biodégradable.
C'est du moins les stratégies qu'ont adopté jusqu'à présent les embouteilleurs. Naya, elle, vient de faire un pas dans la bonne direction. Elle a choisi de transformer cette grogne en avantage concurrentiel.
Solution simple, moyen moins simple
La solution est simple: vendre l'ean en vrac. Le moyen d'y arriver l'est moins. Comment rendre disponible cette eau à des clients qui ne se promènent pas avec leur bouteille. Après tout, les rares fois où j'achète de l'eau embouteillée sont ces fois où je n'ai pas apporté ma bouteille avec moi.
On apprend ce matin dans le journal que Naya a dépensé 30 000 $ pour faire construire une remorque pouvant contenir 600 litres d'eau. Les clients peuvent remplir leur bouteille pour 1$, ou recevoir un verre d'eau pour 2$. L'article ne dit pas si le client garde le verre. Cela m'étonnerait. Quand la remorque est vide, elle est conduite à la source d'eau Naya, située à Mirabel.
Naya vient de comprendre ce que ses concurrents ignorent
Voici un autre exemple qui démontre qu'environnement et affaires vont de pairs. On apprend aussi dans l'article que Naya n'a pour l'instant qu'une seule remorque. Elle est en phase exploratoire. Étonnament, elle a proposé de l'installer sur le site de trois festivals, qui ont tous refusé! Les bouteilles d'eau seraient très payantes...
Laisser vous dire ce qui va se produire maintenant. Naya va pouvoir compter sur les environnementalistes pour lui venir en aide. Ils vont être les premiers à faire des pressions sur les organisateurs d'événement pour remplacer les bouteilles par de l'eau en vrac. Étant le seul embouteilleur à offrir ce service, Naya vient de trouver une solution gagnante dans une perspective de développement durable:
- elle économise sur les coûts d'embouteillage;
- elle réduit ses impacts en amont (le meilleure déchet est celui que l'on ne produit pas);
- elle obtient une crédibilité qu'aucune publicité ne peu lui procurer;
- les ennemis de ses concurrents, les environnementalistes, sont maintenant ses alliés;
- elle est la seule à offrir ce service, ce qui lui donne un avantage concurrentiel, du moins à court terme.
À mon avis, ce n'est là que la pointe de l'iceberg. Car il y a tout un tas de bénéfices que l'entreprise pourrait saisir si les choses vont bien pour elle. Qu'arriverait-il si la solution devient acceptée par la clientèle?
- Un système pourrait être adapté pour les points de vente permanent des bouteilles d'eau.
- Cette innovation permettrait à Naya d'accroître ses parts de marché.
- Elle recevrait des prix (pourquoi pas un Phénix de l'environnement?).
- Tout ça contribuerait à augmenter le sentiment de fierté de ses employés.
- Ils seraient alors les premiers dans le secteur de l'eau embouteillée à travailler pour un employeur dont les valeurs correspondent aux leurs, ce qui attirerait éventuellement les meilleurs talents de l'industrie.
Publié par
Jean-Sébastien Trudel
à
07:48
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Catégorie(s) : Communications, consommation responsable, Design intelligent, Entreprise en évolution
jeudi 8 juillet 2010
Nouvelles: Norme en DD et Conseil québécois de la communication
Il y a deux nouvelles qui m'ont été envoyées dernièrement qui pourraient vous intéresser.
1. Le BNQ soumet sa nouvelle norme en développement durable à une consultation publique
Le projet de norme P 9700-021 Développement durable — Prise en compte et application des principes dans la gestion des organisations et des entreprises est rendu à l'étape de l’enquête publique, étape au cours de laquelle le document est soumis à une consultation publique afin de recueillir des commentaires qui seront analysés par notre comité dans le but d’améliorer le document et d’obtenir une norme dont le contenu puisse faire consensus dans le milieu.
Vous pouvez obtenir une copie du projet de norme ainsi qu’un formulaire de commentaires sur le site du BNQ à la section Enquêtes publiques.
L’enquête publique se termine le 2010- 08-28.
2. Création du conseil québécois de la communication pour le développement durable
Le 17 juin dernier, le Réseau des femmes en environnement a annoncé la création du Conseil québécois de la communication pour le développement durable, qui réunira près de 20 experts de l’industrie de la communication provenant des institutions, des entreprises, des agences, des associations, des ONG et des universités.
Le comité consultatif débutera ses travaux avec le projet franco-québécois de guide ISO 26000 pour les agences et les professionnels de la communication, marketing et des relations publiques, dans le cadre d’un partenariat entre l’Association française de normalisation (AFNOR) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ).
Publié par
Jean-Sébastien Trudel
à
10:22
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Catégorie(s) : Communications, Développement durable







