La prochaine evolution industrielle

mercredi 22 septembre 2010

La STM: une performance aux antipodes

Dans un texte publié dans le journal ce matin, on apprend que le métro de Montréal est l'un des plus propre au monde, malgré ses 40 ans, tandis que les autobus de la STM sont parmi les plus polluantes!

Si le métro est si propre, ce n'est pas tant grâce à des initiatives remarquables de la société de transport, mais bien grâce à son alimentation hydroélectrique, qui émet peu de gaz à effet de serre. Par contre, autant trouvons-nous que les pannes sont trop fréquentes, il semble que la STM obtient une des meilleures performance des systèmes de transport étudiés. Les auteurs nous préviennent toutefois: avec l'âge des équipements, il faut s'attendre à une détérioration au cours des prochaines années.

Là où le bilan est moins reluisant, c'est au niveau des autobus. Le fait qu'ils roulent au biodiesel (B5) ne semble pas avoir pesé lourd dans l'évaluation. Leur consommation de 65 litres aux 100 km est loin des normes européennes, apprend-on dans l'article.

Soixante cinq litres aux 100 km!!

Quand j'ai vu ce chiffre, j'ai ressenti un profond malaise en pensant aux publicités que l'on voit sur les autobus nous rappelant que le transport en commun, c'est vert.

Pensée cycle de vie

Je me suis amusé à comparer l'autobus et la voiture à la lumière de ces chiffres. En analyse du cycle de vie (ACV), on doit s'assurer de comparer des comparables. Ainsi, il n'est pas juste de comparer un autobus et une voiture, du fait que l'autobus peut transporter beaucoup de personnes.

Pour se déplacer sur un kilomètre, j'ai calculé qu'il faut 8 passagers dans l'autobus pour être équivalent à une voiture de taille moyenne qui consomme 8 litres aux 100 km. C'est peu, et cela rend plus clair le raisonnement derrière les publicités de la STM.

Là où cela devient intéressant par rapport aux solutions potentielles, c'est lorsqu'on tient compte du fait que la voiture aussi peut transporter au moins quatre passagers (y compris le chauffeur). Par rapport à une voiture transportant 4 passagers, il faut alors 32 personnes dans l'autobus.

Si la voiture utilisée est hybride (avec une consommation de 4,6 litres aux 100 km), c'est 57 personnes qu'il faut dans l'autobus. Et je ne parle même pas de d'autres variables, comme la distance que les véhicules doivent parcourir pour transporter ces passagers.

Autrement dit, on peut vite voir que, si l'auto solo est un fléau, la voiture n'est pas aussi diabolique que l'on croit. Je dirais meme qu'elle doit faire partie des solutions lorsqu'on considère notre territoire et nos infrastructures existantes. Après tout, le covoiturage n'est-il pas aussi une forme de transport en commun?

Bonne journée "sans voitures".

mardi 14 septembre 2010

Manger local et la révolution de la publicité

Colleen nous invite à regarder cette publicité de 3 minutes de Hellmann's.



Manger local

Le message est clair: favorisez les producteurs canadiens. C'est mieux pour notre économie, pour l'environnement et pour les communautés.

Vraiment? Le Canada est un grand pays... très grand. Et il y a une différence importante entre manger des produits canadiens et mager local. Si vous choisissez de manger canadien, rien n'empêche votre pièce de boeuf ou votre pomme de parcourir les quelque 4 000 km mentionnés dans la publicité (l'Alberta, c'est loin).

En revanche, si vous choisissez de manger local, vous pouvez déterminer un rayon de 500 km, par exemple, d'où proviendra votre nourriture. Dans ce cas, vos produits ne seront pas nécessairement que du Québec, mais aussi de l'Ontario et des États-Unis.

Sur le plan économique, il est bien évident qu'acheter de producteurs canadiens encourage l'économie local. Toutefois, si le consommateur doit payer 20% de plus pour son produit, la situation n'est pas gagnante pour tout le monde.

Bref, l'achat local est une idée séduisante, mais elle n'est pas la solution à tous nos problèmes.

La révolution de la publicité «verte»

Sur le plan de la communication, la publicité d'Hellmann's reflète, à mon avis, une nouvelle tendance dans le marketing vert. Plutôt que d'afficher ses produits comme écoresponsable, l'entreprise prend position dans un débat politique.

Elle reprend les messages des militants écologistes à son compte. La stratégie est brillante, parce que Hellman's devient un «ami» des consommateurs les plus engagés. Ceux-là même qui ont des blogues, qui influencent leurs amis et qui organisent des manifestations contre les grandes corporations capitalistes.

Ce que j'aime de cette approche publicitaire, c'est que l'entreprise cesse de nous mentir sur les qualités de son produit (en fait, elle n'en parle plus). En revanche, en prenant position sur la scène politique, l'entreprise risque de se retrouver au milieu de tirs croisés malgré elle. Surtout sur des sujets aussi complexes. J'ai hâte de voir comment cette tendance va évoluer.

mercredi 1 septembre 2010

Cessez la surclimatisation


J'étais au resto, il y a deux jours. La chaleur accablante m'avait donné envie d'une belle salade fraîche. J'ai plutôt mangé une soupe bien chaude!

La climatisation dans le restaurant avait transformé la pièce en réfrigérateur. Cette manie de vouloir garder les pièces à 20 ou 21 degrés Celsius alors que la température ressentie atteint les 40 degrés à l'extérieur est tout simplement ridicule, en plus d'être désagréable.

Tous ceux à qui je parle de mon expérience au restaurant me racontent des histoires semblables. Les centres d'achat, les tours à bureaux et les épiceries sont surclimatisés. Même certains bars et cafés laissent grande ouverte leur porte de sorte que lorsque l'on passe devant l'endroit sur la rue, on traverse une zone glaciale. C'est un gaspillage inacceptable.

Un plan pour faire cessez la surclimatisation
Cette situation doit changer. Je pense qu'avec un peu de sensibilisation, nous pouvons rendre ce comportement aussi inacceptable que celui d'arroser son entrée de garage pour la nettoyer.

La prochaine fois que vous êtes dans cette situation, demandez simplement que l'on baisse la climatisation à au moins 25 degrés.