La prochaine evolution industrielle

mardi 28 février 2012

Le gouvernement du Québec se lance dans les étiquettes carbones


Bonne nouvelle. Hier, le MDEIE a annoncé le lancement d'un programme de subvention de 24M$ sur trois ans pour aider les entreprises à quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et obtenir une certification d'empreinte carbone.

Au cours des prochains mois, 10 entreprises participeront à une phase pilote pour évaluer différentes méthodes de certification. Le ministère a mis en ligne le site Empreinte carbone Québec pour présenter le programme et informer le public de l'avancement des projets.

Le programme sera ensuite officiellement accessibles aux entreprises qui désirent y participer à partir de la fin de l'année 2012, voire au début 2013. Au total, une entreprise aura droit à une subvention pouvant atteindre 40 % de ses dépenses jusqu'à concurrence de 150 000 $.

Vous pouvez écouter un reportage sur le sujet à l'émission Classe économique à Radio-Canada diffusée lundi le 27 février 2012.

Pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus, je vous invite à me contacter directement.

Une bonne nouvelle?
Jusqu'à présent, je sens énormément de scepticisme sur ce type d'initiative, tant dans la communauté d'affaires que chez les consommateurs. Pourtant, à mon avis, il s'agit d'un programme qui un potentiel très intéressant pour réduire les émissions de GES.

Pourquoi?

Parce que contrairement à une taxe ou à un marché de carbone, où il est question de mettre un prix sur les GES, une étiquette carbone consiste à rien d'autre que la transparence totale. Dans l'exemple ci-dessous, on constate qu'un jus d'orange a une empreinte carbone de 260g de CO2 équivalent comparativement à 360 g pour l'autre marque.


Pour le consommateur:
il peut faire le choix en toute connaissance de cause.

Pour les fabricants:
pour la première fois de leur histoire, ils sont évalués sur autre chose que le prix, la qualité ou le service à la clientèle. Il y a donc un incitatif de différentiation qui stimulent la course aux réductions de GES.

Pour le Québec:
C'est un moyen extraordinaire pour mettre en valeur notre grille énergétique composée à plus de 90 % d'énergies renouvelables, particulièrement sur les marchés d'exportation. À moyen terme, cela pourra contribuer à attirer des entreprises ici parce qu'elles veulent profiter d'une énergie plus propre.

Aussi faut-il souligner que les organisations qui sont réellement performantes peuvent enfin, et de manière crédible, se démarquer de tous les messages à saveur de greenwashing qui existent.

Suis-je le seul à trouver qu'il y a plus d'avantages que d'inconvénients avec cette initiative? Qu'en pensez-vous?

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